Depuis une petite semaine, Mamadou Niang a retrouvé le vestiaire du Racing.
Après une cure au centre de remise en forme de Merano, en Italie, l'attaquant sénégalais est affûté. Il nous parle du début de saison, de cette cure et de ces ambitions.
Comment jugez-vous votre début de saison ?
Il est un peu à l'image de celui de l'équipe. Nous sommes tous dans une mauvaise période. Personnellement, je me sens mieux depuis que je suis revenu de Merano. Je reviens avec plus d'intentions et plus d'envie.
Comment expliquez-vous que le Racing se retrouve avec deux points après cinq journées ?
Le problème est collectif. Mentalement, j'ai l'impression que nous n'y étions pas. Qu'il y avait moins d'envie donc nous nous sommes mis tout seuls dans cette mauvaise situation. Il faut remonter la pente et ça passe par une victoire qui pourrait être le déclic que tout le monde attend. Et puis, en ce moment, nous avons besoin de points, donc il faut gagner !
'A moi de faire le maximum'
Pour ça, il faut que le Racing retrouve un certain niveau de jeu, n'est-ce pas ?
Dans le jeu, on peut dire que nous ne sommes pas bon, voire même mauvais, pour l'instant. Nous ne jouons qu'une mi-temps sur deux. C'est rageant parce que le recrutement est bon. Mais le problème n'est pas d'ordre individuel mais collectif. Mickaël Pagis, par exemple, ne peut pas gagner un match à lui tout seul. Il a besoin de tous les garçons qui l'entourent. Or, si le collectif ne marche pas, nous aurons du mal à gagner.
A titre personnel, vous ne pouvez pas être satisfait de votre début de championnat.
Les mauvaises passes arrivent à tout le monde. Mais c'est à moi de faire la maximum pour retrouver mes sensations afin de marquer des buts et de constituer une bonne attaque aux côtés de Mickaël Pagis. L'an dernier, j'avais aussi fait quelques mauvais matches mais cela c'était moins vu car les résultats étaient là. Mais c'est vrai que je ne peux pas être satisfait de ce que j'ai montré pour l'instant.
'J'avais besoin de repos'
Comment s'est déroulé votre séjour à Mérano, la semaine dernière ?
Bien. J'avais besoin de repos. Ca fait trois ans que je n'ai pas pu faire de break à cause de diverses sollicitations, comme la sélection. Au maximum, j'avais dix jours pour me reposer d'une saison entière. Physiquement, je me sentais, avant de partir en cure, fatigué. Je n'arrivais plus à suivre le rythme. C'était bien d'y aller. Je me suis reposé, j'ai réfléchi et je me suis remis en question.
Vous avez aussi perdu quelques kilos, dit-on.
J'avais besoin, par rapport à mon poids de l'an dernier, de perdre des kilos, oui. Mais cette hsitoire, on en aurait moins parler si j'avais marquer des buts en début de saison. C'est le coach qui m'a demandé de faire cette cure. J'ai écouté ces conseils. Et si je dois perdre 10 kilos pour le club, je le ferai.
Quel était votre programme là-bas ?
Il y avait des soins le matin, ensuite repas légers et équilibrés. Je mangeais vraiment diététique. C'est-à-dire des légumes à l'eau, sans sel ni poivre. Très peu de viande. C'est dur au début, mais on s'y habitue. L'après-midi, c'était repos et détente. J'ai pu avoir l'esprit libre et clair.
'Je suis de retour !'
Avant le début de saison, quels objectif vous étiez-vous fixés ?
J'espérais réaliser le même début de saison que l'année dernière. Alors, forcément, je suis déçu de ce que j'ai montré. D'autant que je comptais prendre mes marques rapidement avec Mickaël Pagis. Mais je me suis blessé et j'ai loupé l'essentiel de la préparation. Après, revenir a été difficile. Mais je suis de retour, à présent !
Comment abordez-vous le match face à Lens ? On le présente comme un match crucial.
Ce match et la semaine qui nous attend avec deux déplacements sont décisifs. Mais au coup d'envoi, ce sont onze joueurs face à onze joueurs. C'est l'équipe qui en voudra le plus qui gagnera. Il faut donner le maximum pour décrocher ces trois points.